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 Les croyances

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MessageSujet: Les croyances   Mar 20 Juin - 22:38

Les croyances

Au niveau des religions, le Japon et la Chine ont beaucoup plus de ressemblances qu'il n'y parait. C'est surtout la prédominance du bouddhisme qui est le plus marquant. Autour de lui gravitent et se melent d'autres religions qui n'altèrent en rien la foi principale. C'est ce qui peut paraitre le plus étonnant pour nous autres occidentaux : suivre les principes de plusieurs religions.

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MessageSujet: Re: Les croyances   Mar 20 Juin - 22:39

LA RELIGION POUR

... les japonais

Tout comme la Chine, le Japon est constitué de plusieurs religions plus ou moins imbriquées les unes dans les autres. Religion autochtone et religions étrangères se cotoient sans le moindre heurte. La présence de "nouvelles religions" n'est pas non plus à négliger.

PRESENTATION

Une des difficultés de l'étude du fait religieux au Japon tient dans la fluidité du phénomène. La tradition religieuse japonaise est le produit de traditions indigènes (shintoïsme) et continentales (bouddhisme, taoïsme, confusianisme). Selon ses besoins
ou les services que la religion procure, une personne peut appartenir à plusieurs groupes religieux à la fois, ou bien combiner, à l'intérieur d'une tradition, des éléments étrangers à celle-ci. Cela apparait clairement à la lecture des statistiques religieuses qui pourraient induire l'observateur étranger à considérer les japonais comme un peuple "surreligieu"X. L'annuaire des religions recensait plus de 220 000 000 d'adeptes des diverses religions alors que le Japon ne compte pas plus de 130 000 000 d'habitants.Voici donc une répartition de ces derniers : 51.6% appartiennet à une secte shintoïste, 41% à une secte bouddhique, 6.6% à des sectes diverses et 0.8% sont chrétiens. Il n'et sguère possible de dresses un tableau complet des diverses familles représentées, étant donné le nombre extrêmement élevés de sectes (151 shinto, 171 bouddhiques, 66 chrétiennes et 29 autres auxquels il faut ajouter 182 928 communautés religieuses locales dont certaines se sont constituées comme "personnalités religieuses indépendantes").

Le nombre important des fidèles recensés s'explique par le phénomène des affiliations multiples et par la propension de certaines nouvelles religions à enregistrer non seulement les pratiquants, mais aussi les membres de leurs familles. Pour le bouddhisme et le shintoïsme, le lieu de résidence fonde presque automatiquement l'appartenance : le paroissien est rattaché au sanctuaire et/ou au temple de sa localité.

La majorité des Japonais reconnaissent le shintoïsme et le bouddhisme comme les deux courants religieux majeurs, mais le phénomène contemporain marquant est sans conteste le déclin des religions traditionnelles face à la vitalité des nouvelles religions. Le shintoïsme, religion de la communauté villageoise et des cultes agraires, a souffert plus que les autres religions de l'industrialisation et de l'urbanisation rapide ; la famille nucléaire a remplacé en ville la famille souche, support traditionnel du temple bouddhique. Dans la société japonaise présente, les nouvelles religions ont offert une structure d'acceuil à cette nouvelle population urbaine. De plus, comme dans les pays industriels avancés, le processus de sécularisation a entrainé la privatisation de la religion. De nouveaux mouvements religieux sont apparus, que l'on pourrait qualifier d'"ultra mondains". Ils enseignents comment mieux profiter de la société actuelle et s'attachent à favoriser la réussite individuelle. Ils connaissent un succès important auprès des jeunes.

LA CONSTITUTION

"La liberté de religion est garantie à tous. Aucune organisation religieuse ne recevra aucun privilège de l'Etat ni n'exercera aucune autorité politique. . ." C'est dans l'article 20 de la Constitution qu'est clairement établi la neutralité de l'Etat en matière religieuse. La conséquence en est simple : les organisations religieuses jouissent toutes aujourd'hui au Japon de la plus totale liberté pour l'exercice de leurs croyances. Grâce à ce libéralisme, les Japonais se sentent à la fois religieux et dégagés d'une emprise quelconque.

LE CHRISTIANISME AU JAPON

La chrétienté fut amenée au Japon par Francisco Xavier en 1549. Les chrétiens connurent un essor rapide sous la protection d'un puissant daimyo (souverain), Oda Nobunaga. Mais après sa mort, son successeur Toyotomi Hideyoshi interdit le Christianisme parce que les chrétiens niaient le système traditionnel de classe.
Quand Hideyoshi mourut, son successeur Tokugawa Ieyasu se mit en tête d'exterminer les chrétiens. Mais des courageux missionnaires continuaient à venir d'Europe, et aidaient les chrétiens à se révolter contre le shogunate.
Enfin le troisième shogun Tokugawa Iemitsu décida de fermer le pays aux étrangers en 1638.
Quand le shogunate Edo tomba en 1867, la liberté de religion fut permise.
Cependant, pendant la guerre du Pacifique, les Chrétiens étaient considérés comme des espions américains et étaient encore supprimés. Ce n'est qu'en 1945 que le christianisme eut enfin la possibilité de se développer.

De nos jours, les chrétiens représentent 1% des croyants japonais, ce qui, ramené à l'échelle humaine, correspond à près de 1,5 million d'habitants. Ces chrétiens japonais sont pour les deux tiers protestants.

LES NOUVELLES RELIGIONS

Depuis plus d'un siècle fleurissent au Japon des mouvements religieux originaux, le plus souvent d'origine bouddhiste. Forts d'un poids politico-économique considérable, ils possèdent également une certaine influence à l'étranger.

Il semble que les Japonais compensent le matérialisme de leur société par diverses activités spirituelles, souvent dans le cadre de nouvelles religions, où l'on retrouve la même oragnisation hiérarchique et le même goût du pouvoir que ceux qui règnent dans leurs grands groupes industriels.

Caractéristique de ces "nouvelles religions", la Soka Gakkaï, issue du bouddhisme, en a été récemment exclue pour déviationnisme. Cette secte, entre religion et politique, séduit les japonais par l'idée que leur bonheur dépend de leur dévouement. Strictement encadrés et convaincus que le bien et le mal sont liés à la position sociale, les adeptes du mouvement se comportent comme des sectateurs fascinés par leur gourou. La spiritualité du bouddhisme paraît bien lointaine. Malgré l'échec du parti formé par la secte (Komeito: "parti d'un gouvernement propre") qui pronait la réforme morale pour préparer la prise de pouvoir, les affaires de la Soka Gakkaï ont prospéré : c'est désormais une multinationale très puissante qui infitre tous les rouages de l'économie et de la politique internationale grâce à des actions de communication variées. On comprend alors mieux pourquoi la Soka Gakkaï a été exclue de l'école Nichiren pour trahison de la doctrine.

Un autre exemple de mouvement, bien plus religieux celui-ci : le Rissho Koseikai. Son nom étant l'abrégé de "société de fidèles pour la personnalité de l'homme et la réalisation de la paix du monde selon la loi bouddhique", cette école religieuse se réclame de la doctrine bouddhiste du réformateur Nichiren (1222-1282), qui se caractérise par sa rigueur et son militantisme. Selon Nichiren, c'est au Bouddha éternel qu'on doit chercher à s'unir, le Bouddha historique n'en étant que le symbole sur terre.
Ouvert sur l'étranger et le monde moderne, le Rissho Koseikai a créé de nombreuses oeuvres de bienfaisance, en particulier dans le tiers-monde. Il s'efforece aussi de dialoguer avec les autres religions, dont le christianisme, auquel il s'apparente par quelques aspects.
Le Rissho Koseikai, fondé en 1938, revendique près de cinq millions de membres, Japonais et étrangers. Son centre administratif est situé à Tokyo, où le mouvement possède également son Grand Hall sacré, des salles de congrès, une maison d'édition et un lycée.

Pour terminer sur les nouvelles religions, il est intéressant de parler du P.L. Kyodan. Signifiant littéralement "communauté religieuse de la parfaite liberté", la dénomination de cette secte associe un mot japonais et des initiales anglaises, bien que le mouvement soit antérieur à l'occupation américaine du Japon. Issu lui aussi du bouddhisme, le P.L. Kyodan a été fondé en 1926 par le moine Tokuharu Miki. Sa doctrine associe dans un même culte Bouddha et Amaterasu, la déesse shinto du Soleil. Typiquement japonais par ce mélange du bouddhisme et du shintoïsme, le mouvement remporta vite un grand succès qui portait ombrage au shinto officiel. Miki fut emprisonné et sa religion interdite jusqu'en 1945.
Le P.L. Kyodan compte environ un million de membres. Une parution de 1957 précise qu'il a pour mission d'enseigner "l'art de la vie", chacun devant se féliciter de la chance qu'il a de faire ce qu'il fait. Chaque membre de la secte doit faire rayonner son art de vivre, à l'image du soleil qui brille pour tout le monde; la paix sera obtenue par la création d'un monde où chacun aura de l'estime pour lui-même et réalisera ses aspirations.

... les chinois

Quoique la très grande majorité des Chinois n'ait aucune prétention religieuse, il subsiste en Chine une tradition originale faite d'un mélange de confucianisme, de taoïsme, de bouddhisme et de superstition dont le dosage varie selon les individus.

LE CONFUCIANISME, FONDEMENT DE LA CULTURE CHINOISE

Quand la Chine redevint un empire centralisé, après la période de troubles dont Confucius fut le témoin, les principes du confucianisme furent officialisés et introduits dans la culture populaire. Ce rôle fut confié aux mandarins, lettrés recrutés sur concours. Cependant, l'absence de mysticisme de la doctrine confucéenne ne pouvant guère satisfaire la religiosité populaire, celle-ci trouva un exutoire dans le taoïsme et ses pratiques magiques. Quand le bouddhisme apparut en Chine, il assimila une bonne part du taoïsme au point qu'aujourd'hui encore, les deux courants se partagent les mêmes temples.

L'histoire de la Chine a toujours été marquée par l'alternance du confucianisme, soutenu par les pouvoirs forts du taoïsme et du bouddhisme. C'est la combinaison de ces trois doctrines religieuses qui caractérise la culture chinoise. Le confucéen, pragmatique, contrôle ses désirs pour vivre en harmonie avec le monde, alors que le bouddhiste cherche à les anéantir pour s'en évader.

LE CULTE

Les temples chinois hébergent aussi bien des statues de Bouddha, de Lao-zi (Lao Tseu) et de Confucius, que celles d'humains divinisés, généraux, rois ou calligraphes renommés. Certaines célébrités locales peuvent également être divinisées: par exemple, on honore le constructeur d'un barrage qui permit de maîtriser les innondations. Les temples locaux célèbrent le culte de l'ancêtre du clan, assimilé au culte de la vie. Qu'ils résident dans les grandes villes du pays ou à l'étranger, les Chinois originaires d'une même région ou d'un même village conservent entre eux des liens très forts. Regroupés en associations très actives autour d'un temple, ils y honorent, à côté de Bouddha, leur ancêtre clanique.

Le culte consiste essentiellement en prières de demande, le fidèle brûlant des baguettes d'encens et consultant les divinités selon diverses modalités pour obtenir des conseils à propos de sa vie professionnelle ou affective. Les funérailles relèvent des rites bouddhistes qui offrent l'espoir d'une réincarnation.

La "religion" des Chinois, avec ses composantes confucianiste et bouddhiste, a influencé les pays voisines de la Chine, comme la Corée, le Japon ou le Vietnam.

L'ISLAM EN CHINE

Le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme ne sont pas les seules religions présentent en Chine. On a souvent tendance à l'oublier mais une partie de la population chinoise est aussi musulmane.

L'implantation de l'islam (qingzhenjiao : vraie religion pure) en Chine est ancienne et profonde. Elle concerne, en gros, deux groupes de populations : d'une part les populations turcophones du nord-ouest (Kazakhs de Dzoungarie et Ouighours du Tarim), d'autre part les Hui (Chinois convertis à l'islam) du Gansu et du Yunnan.

Les mosquées chinoises sont construites comme des pagodes, dépourvues de minarets (interdits par l'État), et l'appel à la prière se fait depuis l'intérieur. Ce dernier est, comme celui de toutes les mosquées du monde musulman, un espace dépouillé aux parois décorées de versets du Coran. Mais ici encore l'État confucianiste impose sa marque : sur un mur, il doit y avoir les tablettes de l'Empereur, car elles doivent trouver place dans tous les lieux de culte.

Comme pour les autres religions d'origine occidentale, ce sont les marchands qui introduisirent l'islam par la Route de la soie, à partir du VIIe siècle. La plupart étaient installés à Lanzhou et à Xi'an. Les Yuan se convertissent au lamaïsme au XIIIe siècle, mais favorisent l'immigration de fonctionnaires musulmans (astronomes, cartographes, administrateurs) afin de contrer la vitalité démographique et la culture chinoises : c'est à cette époque que remonte la naissance de l'importante communauté musulmane du Yunnan. La "troisième vague" de pénétration de l'islam en Chine correspond à l'expansion de l'école soufie naqshabandiyya, au XVIIe siècle, de nouveau par la Route de la soie, et de nouveau vers les villes de Lanzhou et Xi'an.

Contrairement aux Yuan, les Qing se montrèrent intolérants vis-à-vis de l'islam : des restrictions furent apportées au culte, aux pélerinages et autres pratiques. Les musulmans commencèrent à se pénétrer d'un sentiment d'aliénation face à la société confucianiste, sentiment qui fut à la base des rébellions d'inspiration naqshabandiyya au cours du XIXe siècle.

Le Yunnan se soulève le premier, en 1855, et le royaume indépendant qu'un des chefs musulmans, Tu Wenxiu (mort en 1872), fonde dans l'ouest de la province n'est détruit qu'en 1872. Les troubles gagnent ensuite le Gansu en 1862, puis le Shaanxi, où ils ne sont matés qu'en 1876. Enfin, la partie du Turkestan conquise par la Chine au siècle précédent (Dzoungarie et Tarim) se soulève à son tour en 1864. Mais le mouvement est vite détourné à son profit par un aventurier tadjik, Yakub Bek (1820-1877), lequel, jouant autant des dissensions entre rebelles que des rivalités coloniales russo-britanniques, s'impose comme souverain de la région à partir de 1866. La reconquête, de 1876 à 1877, se conclut en 1884 par l'établissement définitif de la domination chinoise et la transformation de la région en une simple province dénommée Xinjiang (xin jiang : nouveaux territoires).

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MessageSujet: Re: Les croyances   Mar 20 Juin - 22:43

ZOOM SUR LES RELIGIONS

1 -Le Bouddhisme

Le Bouddhisme désigne la doctrine philosophique et religieuse élaborée en Inde au milieu du VIe siècle av. J.-C., par un prince originaire du Nord de l'Inde, Siddharta Gautama. Le bouddhisme est aujourd'hui la quatrième religion du monde après le christianisme, l'islam et l'hindouisme.

LE BOUDDHA HISTORIQUE

Le Bouddha est né vers l'an 560 avant notre ère. Fils d'un roitelet d'une principauté des confins du Népal et de l'Inde, il reçut le nom de Siddharta Gautama. Il menait une existence heureuse et protégée dans le luxe du palais royal. Mais un jours, lors d'une de ses sorties, il prit conscience des douleurs de la vie en rencontrant successivement un vieillard, un malade, un cadavre et un moine mendiant. Désormais, obsédé par cette souffrance et les moyens de s'en affranchir, et bien que marié et père d'un enfant, Gautama décida de changer d'existence. Plusieurs années durant, il mena une vie d'ascète qui lui sembla bientôt aussi vaine que le luxe qu'il avait connu. C'est alors qu'il comprit que la vérité se trouve dans la "voie moyenne". Quelques temps plus tard, alors qu'il méditait sous un figuier dans une bourgade appelée depuis Bodh Gaya, il reçut l'"Illumination" ou "Eveil" (bodhi), et devint le Bouddha, c'est à dire celui qui est "éveillé". Cette illumination consiste en l'intuition que toute vie est douleur (les "quatre saintes vérités") et dans la connaissance des moyens pour s'en libérer (la "noble occulte voie"), afin d'atteindre la sérénité absolue (nirvana). Il n'y a là ni révélation divine, ni mission prophétique, mais la construction d'une doctrine philosophique par un homme qui, au prix d'un effort spirituel intense, voulut percer le sens de l'existence humaine.
Renonçant à accéder immédiatement au nirvana, le Bouddha prêcha une quarantaine d'années et suscita, dès son vivant, de nombreux disciples. C'est à Sarnath, près de Bénarès, qu'il énonça pour la première fois les quatre saintes vérités qui sont le fondement de la doctrine bouddhique. Il mourut à l'âge de quatre-vingts ans et la légende raconte que huit princes se partagèrent ses ossements.

LA DOCTRINE DU BOUDDHISME

La doctrine du bouddhisme est fondée sur les "quatre saintes vérités" formulées par Bouddha dans son sermon de Bénarès, à savoir: l'universalité de la douleur, l'origine de cette douleur, sa suppression et les moyens qui y conduisent. Ces moyens passent par un chemin spirituel en huit étapes, la "noble octuple voie", qui permet de parvenir à la libération ou nirvana.
Les quatre saintes vérités
L'enseignement de Bouddha ne comporte aucune révélation. Il est le produit de son cheminement spirituel et se veut délibérément pragmatique. Dans le contexte bouddhiste, les mots saint ou sacré signifient seulement qu'il s'agit d'une vérité définitive, propre à sortir l'homme de la suite infinie de souffrances qu'il rencontre au cours de ses vies successives. Chaque réincarnation est déterminée par les actions de la vie antérieure.

Dans ce contexte, Bouddha dégage quatre vérités qui marquent la progression de sa réflexion :
1 - Tout est souffrance dans ce monde : la naissance, la vieillesse, la maladie, la mort, l'union avec ce qu'on aime pas, la séparation d'avec ce qu'on aime, toute forme d'attachement.
2 - La souffrance naît du désir sous toutes ses formes, y compris celui d'exister; c'est le désir qui enchaîne l'homme au cycle infini des réincarnations.
3 - La suppression de la souffrance s'obtient par l'extinction du désir et de l'attachement.
4 - Le chemin qu'il faut suivre pour anéantir la souffrance est celui de la noble octuple voie.

La noble octuple voie

La quatrième vérité sainte énonce les huit étapes de la noble octuple voie, laquelle fournit à l'homme les moyens concrets d'obtenir son salut. C'est elle qui définit l'éthique bouddhique, éthique exigeante fondée sur la compassion pour tout être, la bonté et la bienveillance.
Les huit étapes de la voie sont:
1 - des croyances justes
2 - une volonté juste
3 - des paroles justes, sans mensonge ni bavardage inutile
4 - des actions justes
5 - une façon de vivre juste
6 - des efforts justes qui doivent tendre à nous débarrasser d'états mentaux néfastes
7 - une pensée juste
8 - une méditation juste qui doit nous faire reconnaître l'impermanence des choses.

Mettre en pratique une telle éthique exige discipline et entraînement. De fait, pour être comprise et approfondie, la doctrine bouddhique présuppose de se retrancher du monde et de vivre en communauté (sangha) dans un monastère.

Le samsâra, une idée fondamentale du bouddhisme

Héritier de l'hindouisme, le bouddhisme en conserve la croyance en la transmigration des âmes (samsâra). Il refuse l'idée d'un Dieu suprême qui jugerait chacun à la fin de sa vie. La réincarnation est le résultat inéluctable d'une loi de la nature selon laquelle les actes de la vie, le karma ("action", en sanskrit), déterminent dans quel être, homme ou animal, se fera la réincarnation. Meilleur est le karma, plus favorable sera la vie ultérieure. Seule une existence parfaite permet de se libérer du cycle infernal des renaissances pour accéder au niravana.

LES DIFFERENTES FORMES DU BOUDDHISME

Trois formes de bouddhisme se sont développées au cours des siècles : le Petit Véhicule implanté au Sri Lanka, en Birmanie, en Thaïlande et au Cambodge, le Grand Véhicule en Chine, au Japon et au Vietnam et le Véhicule tantrique au Tibet en en Mongolie.

Le Petit Véhicule

Le petit Véhicule ou hinayana (yana signifie "véhicule") est la forme la plus ancienne du bouddhisme. On l'appelle également bouddhisme theravada ("doctrine des anciens") car le Petit Véhicule a conservé intacte la doctrine primitive de Bouddha.
Le salut y est une affaire individuelle et chacun n'aspire qu'à échapper soi-même au samsâra. Pour le bouddhisme theravada, la meilleure façon de pouvoir accéder au nirvana est d'être moine, ce qui explique le grand nombre de monastères dans les pays qui pratiquent cette forme de bouddhisme.

Le Grand Véhicule

Au début de notre ère se développe une forme nouvelle de bouddhisme, plus ouverte à la piété populaire, et appelée pour cette raison Grand Véhicule ou mahayana; elargissant la doctrine primitive, le Grand Véhicule lui ajoute des élémenst de religiosité populaire et d'éthique inconnus du theravada.
En effet, l'objectif du mahayana n'est plus d'obtenir son salut personnel, mais d'aider les autres à atteindre la libération. Son idéal n'est plus le saint individuel mais le bodhisattva ("être éveillé"). Renonçant à son propre nirvana et à devenir lui-même un bouddha, le bodhisattva accepte, par pure compassion, de mettre sa vertu et sa sagesse au service des hommes afin de les conduire à la délivrance. Ces êtres généreux et influents sont devenus l'objet d'un culte qui s'apparente à celui des saints chrétiens, et leurs statues peuplent par centaines certains temples bouddhistes. Cependant, le bouddhisme du Grand Véhicule peut aussi être très dépouillé comme dans les temples zen.

Le bouddhisme tantrique

Troisième branche du bouddhisme, bien qu'il soit parfois considéré comme faisant partie du Grand Véhicule, le Véhicule tantrique (tantra, "livre") s'est implanté au Tibet. Il y a donné naissance à un système théocratique où les moines, appelés lamas détiennent le pouvoir temporel et spirituel. Ils reçoivent un enseignement ésotérique fondé sur l'étude des tantras, manuels de rites magiques. Cette initiation leur permet d'obtenir des "pouvoirs" et d'accéder à la libération en l'espace d'un éclair. C'est pourquoi cette forme de bouddhisme est aussi appelée vajrayana, vajra étant, dans l'hindouisme, l'arme de jet à mille pointes du dieu Indra. Celui-ci, frappant comme la foudre, symbolise le diamant (d'où la traduction de vajrayana par "Véhicule du diamant").

Il existe plusieurs écoles tantriques, celle des Bonnets rouges dirigée par le Panchen-lama, qui tolère le mariage des moines et celle, plus connue, des Bonnets jaunes, dirigée par le Dalaï-lama.

Le zen

Typiquement japonais, le zen est, avec le Véhicule tantrique, le courant bouddhiste qui connaît le plus de ferveur en Occident. En effet, bien qu'étant minoritaire, le bouddhisme zen a bénéficié d'une bonne médiatisation.

Dans le bouddhisme zen, l'illumination s'acquiert grâce à une intense concentration et une discipline physique. Le mot zen vient du chinois chan, lui-même dérivé du sanskrit dhyana qui signifie "méditation". Le zen est une technique de méditation qui se pratique dans la position du lotus, c'est-à-dire assis en tailleur avec le dos bien droit, position dite zazen ou, littéralement, "assis-méditation".
Contrairement à ce que le mot suggère pour un Occidental, la méditation zen n'est pas une réflexion approfondie de caractère intellectuel. Il s'agit d'obtenir la paix du corps, condition de la paix de l'esprit. C'est un exercice de concentration spirituelle dans laquelle rien ne se passe. La récitation de formules, les sutra, contribue à créer cette vacuité de l'esprit. Souvent considéré en Occident comme un exercice de relaxation, le zen peut être pratiqué par n'importe qui, même par des prètres catholiques, puisqu'il n'implique aucune croyance particulière.

LA PRATIQUE DU BOUDDHISME

Le meilleur moyen pour accéder au nirvana est de renoncer au monde terrestre et à ses illusions. Un tel détachement ne peut être atteint que par l'abandon de toute vie active et l'entrée dans la communauté monastique. La seule grâce que les non-moines puissent espérer est de renaître dans une meilleure incarnation grâce à leurs aumônes, à l'exercice de la méditation et de la compassion.

Les règles de vie

La pratique diffère selon les écoles et selon les pays. L'observance de la doctrine du Bouddha n'est pas contraignante : pas d'assistance obligatoire à des prières ou à des cérémonies ni de contraintes alimentaires ou morales rigoureuses, excepté la recommandation de ne pas manger de viande, par respect pour tout être vivant. Les bouddhistes s'engagent à observer un code éthique : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas commettre d'adultère, ne pas s'enivrer. La compassion envers tous les êtres vivants implique la non-violence (ahimsa). Le bouddhiste est aussi tenu de contribuer par ses aumônes et ses dons à l'entretien des moines, s'assurant par là même un meilleur karma.

La dévotion

La prière ne se pratique que dans les écoles du mahayana, tantrisme inclus, puisque le dévot peut s'adresser aux bodhisattvas ou au Bouddha lui-même pour progresser spirituellement. On peut aussi effectuer des retraites dans un monastère.
Au Tibet, l'essentiel du culte passe par la répétition des formules sacrées ou mantras.. Celle-ci est facilitée par l'usage du moulin à prières dont le cylindre contient une bande de papier où les formules sont inscrites, chaque rotation permettant des les répéter un nombre incalculable de fois dans un minimum de temps.
Dans le bouddhisme theravada, qui ignore la notion de divinité, la prière est davantage une méditation qui consiste à libérer son esprit de toute passion et de tout désir, cette maîtrise mentale permettant d'acquérir l'impassibilité intérieure. Si les moines récitent de longues litanies, celles-ci s'apparentent plutôt à un exercice de mise en condition spirituelle qu'à des prières, puisqu'il n'y a pas de divinité à implorer.

Les fêtes et les pélerinages

Les quatre fêtes principales pratiquées par tous les bouddhistes sont les suivantes:
- vers février-mars, on commémore le souvenir de la révélation par Bouddha à ses 1250 premiers disciples du contenu de son enseignement
- en mai, on fête le triple anniversaire de la naissance de Bouddha, de son illumination et de son entrée dans le nirvana
- entre juillet et septembre débute le carême bouddhiste, période de méditation inaugurée par des offrandes faites aux monastères
- la fin du carême est marquée par un repas que les moines et les fidèles prennent en commun dans l'enceinte du temple, ainsi que par des processions.
Les quatre grands sites de pèlerinage bouddhiste, situés en Inde, sont liés aux principales étapes de la vie du Bouddha : Kapilavatsu, au Népal, où il est né; Bodhgaya, dans l'Etat indien de Bihar, où il a atteint l'illumination; Sarnath, près de Bénarès, où il a fait son premier sermon; Kusinara, en Inde du Nord, où il est mort. Ces pèlerinages sont peu fréquentés, d'une part en raison de la rareté des bouddhistes en Inde, d'autre part à cause de leur peu de goût pour les manifestations extérieures de piété.

LE BOUDDHISME AUJOURD'HUI

Le bouddhisme est en fait une pensée qui s'adapte au contexte local.
C'est en raison de sa tolérance fondamentale que le bouddhisme, dans les différents pays où il s'est établi, s'est accommodé des croyances et des traditions religieuses préexistantes, lesquelles lui ont conféré une coloration particulière. Ainsi le culte boen du Tibet est-il encore très apparent dans le bouddhisme tantrique. Plus remarquable est le culte des Nats en Birmanie, divinités locales honorées dans les temples et parmi lesquelles on trouve aussi des personnages historiques déifiés.
Dans les pays du Sud-Est asiatique (Sri Lanka, Birmanie, Laos, Thaïlande) de tradition theravada, il s'est diversifié et divisé en différents mouvements, dans le sillage de l'école du moine Nichiren (XIIIe siècle), qui se coulent sans difficulté dans les idées du monde moderne.

Ainsi, implanté dans tous les pays d'Asie, le bouddhisme est vécu différemment selon les cultures. Dans les anciens pays communistes, il est en pleine renaissance. En Occident, depuis les années 1960, la spiritualité bouddhiste - en particulier celle du Véhicule tantrique - a trouvé un nouveau terrain d'expansion.

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MessageSujet: Re: Les croyances   Mar 20 Juin - 22:44

2 - Le Confucianisme

Le Confucianisme, doctrine philosophique, politique et morale se réclamant de Confucius, n'a jamais été conçu comme une religion et s'apparente davantage à une sagesse pratique. Cependant, il devient une sorte de culte religieux rendu à Confucius, tandis que ses idées, "récupérées" par le pouvoir impérial, devenaient la clé de voute de la doctrine politique officielle.

LA VIE DE CONFUCIUS

Contemporain de Bouddha, Confucius (en chinois Kong Fu-zi, "maître Kong") est né dans une famille pauvre de la petite noblesse et a vécu de 551 à 479 av. J.-C. Il put néanmoins faire de bonnes études et reçut une éducation complète. A 22 ans, il ouvrit une école et forma des disciples. Puis il se mit à voyager à travers la Chine pour offrir ses conseils aux gouvernants. Après une courte période d'expérience du pouvoir à la tête d'une province, il regagna son pays natal de Lou (nord-est de la Chine) où il devrait se consacrer jusqu'à sa mort.
La personnalité de Confucius n'est connue que par le Lunyu (Entretiens), recueil de propos du maître rapportés par ses disciples. Mais l'essentiel de la pensée confucéenne se trouve dans le corpus des "textes canoniques" (jing) qui se divise en deux groupes : d'une part, les cinq textes canoniques (parmi lesquels le célèbre Yi Jing, ou "Livre des mutations") qui sont attribués à Confucius lui-même et, d'autre part, les textes canoniques composés plus tardivement par ses disciples. Le confucianisme est donc une doctrine dont on est loin de pouvoir attribuer l'élaboration au maître lui-même, et qui ne s'est vériatblement développée qu'après lui.

LES PRINCIPES DU CONFUCIANISME

La pensée de Confucius est dominée par l'idée de l'ordre social. Le spectacle des malheurs et du déclin de la société de son temps l'incite à chercher des recettes susceptibles de rétablir le sentiment du bien public. Pour ce faire, Confucius, esprit profondément conservateur, se tourne vers les valeurs et les pratiques du passé - un passé qu'il idéalise - auxquelles il va tenter de redonner forme.
Pour lui, la morale est inséparable de la politique : chacun, en s'efforçant d'atteindre la perfection, doit contribuer à la cohésion de sa famille et de l'Etat. L'harmonie sociale découle d'un principe d'autorité strict : le souverain doit obéir au Ciel, le sujet au souverain, le fils au père, la femme à son mari, le cadet à l'aîné, chacun étant ainsi maintenu en sa juste place et témoignant du respect envers son supérieur.

Mais, s'il est nécessaire, le respect ne suffit pas. Il faut aussi, pour la bonne marche de la société, se conformer aux rites : pratiquer selon les règles le culte des ancêtres et, pour l'empereur, le culte du Ciel, célébrer les fêtes traditionnelles liées au rythme des saisons, honorer les divinités du foyer. L'ordre social et l'ordre de la nature étant liés, l'observation des rites permet à chacun de s'accorder aux puissances qui gouvernent l'univers, afin que soit maintenue l'harmonie universelle.

Les cinq grandes vertus du sage confucéen sont le respect de soi et d'autrui, la générosité, la loyauté, le zèle et la bonté, et ses trois qualités essentielles, la prudence, la piété et le courage. Cultiver et développer ces qualités permettent l'instauration de relations sociales harmonieuses.

QUELQUES APHORISMES DE CONFUCIUS

* Un homme de bien n'exige pas tous les talents et toutes les qualités chez une seule personne.
* Vous ne savez pas ce qu'est la vie, comment pourriez-vous savoir ce qu'est la mort?

* Vous ne savez comment servir les hommes, comment sauriez-vous servir les dieux?

* Il faut respecter les dieux mais s'en tenir éloigné.

* Pourquoi rendre le bien par le mal? Que rendre-vous alors pour le bien?

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MessageSujet: Re: Les croyances   Mar 20 Juin - 22:46

3 - Le Taoïsme

Le Taoïsme est initialement une philosophie, qui tire des enseignements de l'observation de la nature et des énergies vitales, où les contraires s'engendrent et se complètent dans un mouvement infini. Ses principes de base ont notamment influencé des écoles de pensée comme le confucianisme et le bouddhisme.

PRÉSENTATION

Les chinois primitifs ont d'abord connu une religion de type animiste où la nature et ses phénomènes étaient divinisés. Sur ce fonds ancien s'est greffé une philosophie ou plutôt une conception du monde dont l'initiateur est Lao-zi (prononcer "Lao Tseu", c'est-à-dire "le Vieu"X) contemporain de Confucius, aux VIe-Ve siècles avant J.-C.; selon la tradition, ces deux philosophes majeurs se seraient peut-être rencontrés.

Bien plus tard, à partir du IIe siècle de notre ère, s'est développé un taoïsme religieux avec des rituels formalisés. A la pensée de Lao-zi se sont adjoints pratiques ésotériques, cultes des esprits et diverses superstitions.

Au VIIe siècle, la rencontre de la sagesse taoïste et du bouddhisme indien a donné naissance au bouddhisme chan qui se répandra au Tibet et sera le précurseur du zen au Japon.

Tout comme la pensée confucéenne a durablement modelé la vie sociale et politique des Chinois, le taoïsme philosophique a profondément imprégné leur pensée spirituelle. Aujourd'hui encore, il cohabite avec des croyances populaires mais toujours avec un grand principe commun : la reconnaissance du principe des contraires.

LE PRINCIPE PHILOSOPHIQUE DU TAO

Tao est un mot chinois, aujourd'hui écrit dao, qui porte le sens de voie, de chemin. Il implique aussi une idée de mouvement qui suggère de le traduire par "cours des choses". En effet, le Tao n'a ni début ni fin, il contient tout le temps, les choses et leur contraire. Pour un taoïste, l'univers englobe chaque être dans un courant infini qui s'écoule inexorablement en équilibrant les forces opposées; rien n'est stable ni indépendant, toutes choses sont mouvantes et interdépendantes.

L'observation de la nature révèle la dynamique des énergies vitales ying et yang, principes contraires qui ne sont pas dualistes mais complémentaires. L'équilibre de ces forces constitue le Tao; pour retrouver l'union du Tao, il faut abandonner la raisonnement et accompagner le cours des choses en pratiquant le "non-agir", une force de renoncement ou de contemplation qui mène à l'harmonie intérieure.

LES TEXTES CLASSIQUES DE LA VOIE

Selon Lao-zi, il est vain de traduire le principe du Tao par des mots car le Tao ne s'explique pas, il se ressent : la connaissance de la vraie nature des choses ne s'acquiert pas par le raisonnement logique mais s'expérimente en opérant un vide mental parfait. Les taoïstes disposent néanmoins de textes majeurs, dont le Dao-Jiu ("Classique de la voie de la vertu"), un ensemble de sentences et d'aphorismes écrits en prose rythmée que l'on attribue à Lao-zi. Un autre grand texte classique est le Zhuang-zi, du nom de son auteur, un maître taoïste qui vécut au IVe siècle avant J.-C.

LES SYMBOLES DU TAO

Yin et Yang

Le Tao étant par nature indicible, seuls les symboles permettent à l'imagination de la saisir. Les plus connus de ces symboles sont le yin et le yang.
Le tai ji, cercle partagé en deux parties, yn et yang, est fréquemment représenté dans les pays imprégnés de taoïsme. Il apparait en particulier dans le drapeau coréen.
Le cercle est l'image de la sphère de l'univers, la partie supérieure est le yang, de couleur claire, la partie inférieure, le yin de couleur sombre. Le dessin fait apparaître une interpénétration du yin et du yang et donne une impression de mouvement continu sur lui-même.
Le yin est féminin, froid, passif, absorbant... tandis que le yang est masculin, chaud, actif, pénétrant... Fleurs, fruits ou animaux se répartissent tous entre yin et yang.
L'art de la peinture cherche aussi à symboliser cet équilibre de la nature en combinant, par exemple, des montagnes (yang) et des nuages (yin).

L'aphorisme du papillon

La littérature taoïste abonde en paraboles, dont la plus célèbre a pour auteur Zhuang-zi : Une nuit, il rêva qu'il était un papillon, voletant ça et là avec insouciance, et ignorant qu'il était Zhuang-zi. Ne sachant plus qui il était, il se demanda : "Comment puis-je savoir si j'étais un homme rêvant qu'il était un papillon, ou si je suis un papillon rêvant qu'il est un homme?"
Cet aphorisme est fréquemment cité pour exprimer la relativité de toute chose, l'aléatoire de la réalité attachée à un moment, l'expérience intérieure du Tao comme prise de conscience intuitive et immédiate.

Le tai chi chuan

La gymnastique encore pratiquée par des millions de Chinois, le tai chi chuan, parfois nommé "combat contre l'ombre", est d'inspiration taoïste. Cet art martial dit "interne" met en application le principe du "calme dans le mouvement". Les nombreuses posture du tai chi chuan s'enchainent avec lenteur pour ne plus former qu'un seul mouvement continu où se réconcilient les contraires : union de l'intérieur et de l'extérieur, du haut et du bas, du plein et du vide, etc...

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MessageSujet: Re: Les croyances   Mar 20 Juin - 22:46

4 - Le Shinto

Le Shintô, qui se rattache à l'animisme des peuples sibériens, est l'ancienne religion du Japon. Au coeur du Shintô se trouve le culte des kami, esprits ou divinités des ancêtres et de la nature.
S'appuyant sur les notions de pureté et d'harmonie entre l'homme, la nature et les dieux, ainsi que sur le respect des traditions, le Shintô cimente fortement l'identité japonaise.

UNE SORTE DE PANTHÉISME

Le mot Shintô, forgé au VIIe siècle pour distinguer la religion japonaise autochtone du bouddhisme - introduit au VIe siècle à partir de la Corée -, signifie "voie des divinités". Il est constitué de deux idéogrammes chinois: shin, qui signifie "divinité" et to (dao en chinois) qui désigne le "chemin" ou la "voie". La prononciation japonaise de shin est kami.

Le panthéon du Shintô compte des myriades de kami, esprits ou forces vitales qui peuplent tous les lieux : l'espace domestique, les montagnes, les forêts, les rivières, etc..., avec une prédilection pour les positions stratégiques comme les carrefours ou les confins. Ils peuvent se manifester sous forme d'animaux (renard, tigre) ou de phénomènes naturels (tempêtes, typhons). Les kami sont aussi les divinités ancestrales d'une famille, d'un clan ou d'un village.

HISTOIRE DU ShintÔ

A l'origine patchwork de croyances, de mythes et de rites variant d'un village à l'autre, le Shintô n'a jamais constitué une doctrine fermement établie. Le bouddhisme n'eut donc aucun mal à pénétrer la société japonaise et à intégrer les croyances et les rites Shintô à son univers. Son emprise se renforçant au fil des siècles, s'opéra alors un syncrétisme entre les deux religions, et celles-ci se retrouvèrent associées dans les mêmes temples. A partir du XVIIIe siècle cependant, sous l'effet d'une réaction nationaliste, commeça à germer l'idée d'une restauration du Shintôïsme dans sa pureté initiale.

Au début de l'ère Meiji, en 1868, l'empereur Mutsuhito décida de séparer nettement les deux religions. Il interdit aux moines bouddhistes d'officier dans les sanctuaires Shintôïstes et proclama le Shintô religion d'Etat. Cependant, la tentative de créer une religion nationale ayant partiellement échoué, il fut décidé d'organiser le Shintô entre :

le Shintô d'Etat ou Shintô des sanctuaires : affirmant l'origine divine de la maison impériale, il rendait obligatoire le culte de l'empereur; les rites se déroulaient dans des sanctuaires nationaux où officiaient des prêtres nommés par le pouvoir. Le culte impérial a perdu son caractère officiel après la défaite de 1945 et n'est plus pratiqué aujourd'hui qu'à titre privé.
Le Shintô des sanctuaires, en revanche, reste bien vivant. On dénombre plus de 80 000 sanctuaires au Japon, vastes édifices comme le temple d'Ise ou simples petites chapelles champêtres, où l'on vénère les kami, et plus particulièrement Inari, divinité des récoltes abondantes dont le messager est un renard.

le Shintô des sectes qui regroupe des mouvements religieux autonomes constitués depuis le XIXe siècle et fondés par des personnalités diverses

le Shintô populaire, religion diffuse où coexistent les rites et les croyances du bouddhisme et du Shintôïsme.

LES TEMPLES

Le shintô a toujours été une religion extrèmement personnelle et locale. Ainsi on trouve des temples un peu partout au Japon. On s'y rend pour souhaiter la réussite d'un examen ou encore pour trouver un mari. Ces formes d'acte religieu sont les plus répendus, mais c'est la fête annuelle ou semestrielle (matsuri), au cours de laquelle le kami local est fêté par la communauté, qui a le plus d'importance.

Pour entrer dans l'enceinte d'un temple, les fidèles doivent d'abord franchir le torii (portail), qui représente le seuil séparant le monde séculier extérieur du monde sacré des dieux. Il est généralement orné de goheï, bandes de papier arrangées deux par deux, qui symbolisent la présence de kami. Dans l'enceinte du temple se trouve un abreuvoir de pierre contenant de l'eau pure, et au moins une louche de bambou. Les fidèles puisent un peu d'eau, se la versent sur les mains, et se rincent légèrement la bouche, purifiant ainsi leur corps à l'intérieur et à l'extérieur, pour le rendre digne de se trouver en présence des dieux.

Le temple se divise généralement en deux parties: le honden, réservé aux personnes du temple, qui contient l'image du kami, et le haïden, où l'on vient faire sa requète au kami. On dispose une offrande, puis on fait sonner une cloche pour attirer la divinité. On peut enfin faire sa demande.

De nos jours, tous les temples shintô sont administrés par des groupes qui paient le grand-prètre (gûji) et les autres prètres (kannushi). Il existe aussi des jeunes filles attachées au temple, les miko. On les reconnait facilement à leur tunique blanche et à leur jupe rouge.

CULTE, RITES ET FETES SHINTÔ

Le Shintô s'exprime par des rites de communion avec la nature au cours des fêtes appellées matsuri et durant lesquelles les kami, invoqués à l'aide de chants, de danses et de prières, entrent en communication avec les hommes. Les naissances et les mariages sont célébrés selon les rites Shintôïstes, alors que les funérailles se déroulent selon le rituel bouddhiste qui offre l'espoir d'une réincarnation.

La principale divinité du Shintô est Amaterasu, la déesse du soleil, qui a longtemps été considérée comme l'ancètre de la lignée impériale. Elle est vénérée dans le sanctuaire d'Ise qui, reconstruit tous les vingt ans à l'identique, accueille le plus grand pélerinage du Shintôïsme.

La religiosité japonaise associe de façon indiscernable Shintôïsme et bouddhisme et une majorité de japonais déclare appartenir aux deux religions.

Le culte des ancètres prescrit par le Shintôïsme est la marque de l'influence du confucianisme, qui s'est fortement développé au Japon durant le XVIIe siècle.

Cependant, la modernité et le haut niveau de développement du Japon ont entraîné une certaine désaffection à l'égard des religions traditionnelles (déclin notamment de la croyance aux kami qui n'est plus partagée que par 1% des japonais) et, à l'inverse, la prolifération de "nouvelles religions", très fortement rattachées soit au bouddhisme soit au Shintôïsme, sans exclure pour autant un intéret grandissant pour le christianisme.

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